 SAISON PRÉCÉDENTE
AU FIL D’OEDIPE Tentative de démêlage du mythe Mardi 6 Avril 2010 à 20H45 Mercredi 7 Avril 2010 à 20H45 Jeudi 8 Avril 2010 à 20H45 Durée : 1h20 Cie Les Anges au Plafond
Petit rappel de l’histoire L’histoire d’Œdipe est celle d’un homme qui ignore qui il est… Bien avant sa naissance un oracle prédit à son père Laïos, Roi de Thèbes, qu’il serait tué de la main de son propre fils… Pour échapper à cette malédiction, le Roi et la Reine abandonnent Œdipe dès sa venue au monde. Un berger trouve l’enfant et le confie au Roi de Corinthe, qui l'élève comme son propre fils, sans lui révéler le secret de ses origines. Lorsque l’oracle annonce au jeune Œdipe qu’il sera le meurtrier de son père et l’amant de sa mère, il fuit sa terre d’adoption pensant échapper à son destin. Il ne cessera en fait de s’en rapprocher…
Quelle adaptation ? L’histoire, d’abord et avant tout l’histoire. De tout ce que l’on a pu lire, entendre et voir sur Œdipe, rien ne nous a plu autant que la destinée de ce personnage, l’histoire de sa vie. Si l’on a voulu faire revivre ce mythe, vieux de plus de 2 500 ans, c’est qu’il nous semble parler avec force du monde d’aujourd’hui. Cet espoir fou qui conduit les hommes à se jeter à la mer, pour espérer déjouer le sort… Et finalement, en remontant le fil des origines, le courage qu’il faut pour comprendre d’où l’on vient, qui l’on est, même si cela doit nous brûler les ailes. Œdipe nous interroge sur notre liberté, notre capacité à changer le cours de nos vies. Sa trajectoire questionne avec force le rapport de l’homme à ses actes. Sommes-nous maîtres de notre destin ? Sommes-nous responsables de nos actes ? Nos actions ne révèleront-elles pas après coup leur sens véritable, aboutissant à un résultat inverse de celui visé ?
Une scénographie comme une machine infernale… Pour représenter cette errance, nous avons eu l’idée du radeau. Ces quatre planches qui, une fois livrées aux éléments, loin des forces et de l’adresse de l’homme, nous amènent là où bon leur semblent. Œdipe a beau se battre, fuir, tuer, se cacher, il accomplira inexorablement la prédiction de l’oracle. Il se débat, seul, sur une embarcation fragile, au beau milieu de la mer du monde. Le radeau symbolisera à lui seul, la machinerie théâtrale. Suspendu par des guindes, comme un plateau de théâtre à la dérive, avec son grill et ses commandes, il fait partie d’un ensemble plus vaste que nous avons appelé « la machine infernale », en hommage à Jean Cocteau… Perches, poulies, trappes, tout sera manipulé en direct et à la vue du spectateur, témoin privilégié, complice ou voyeur. Tout comme dans « Une Antigone de Papier », le public sera au cœur du dispositif scénique. Pour lui, rien ne sera caché, tout sera déjà là, enfoui ou suspendu, attendant que la flèche de l’histoire mette en branle les rouages de la machine.
Photos : Vincent Muteau Placement libre Réservation à partir du 5 septembre 2009

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PETIT PIERRE
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